D1F : cruelle désillusion dans les dernières minutes

© Photo Centre Presse / Jean Louis Bories

Quand on parle de déception, le match de ce dimanche en est la parfaite illustration. Une défaite difficile à encaisser mais qui ne change rien pour la course au maintien.

Les Ruthénoises avaient à cœur de ramener un résultat favorable de Bretagne, mais les joueuses de Sarah Mbarek en ont décidé autrement. Incisives d’entrée de jeu, les Guingampaises ont bien détourné le bloc Sang et Or et se sont créé de nombreuses occasions. L’opportunité pour Julie Niphon de faire valoir ses qualités lorsque ses coéquipières sont un peu plus dans le dur. Comme un signe venu du ciel, il a fallu attendre le retour des vestiaires sous la neige pour voir des Aveyronnaises plus qu’entreprenantes.

Dès la 48ème minute, Flavie Lemaitre se met en lumière et voit sa frappe s’éloigner du cadre. S’en suit un échange de coups, et la conviction qu’une opération était réalisable pour ce déplacement en terre bretonne. Une seconde période de référence mais mal payée puisqu’à la 83ème minute, Oparanozie met à mal les Sang et Or en inscrivant le seul but du match. Une défaite difficile à encaisser tant dans la physionomie du match que dans la continuité, étant donné que les Rafettes courent encore derrière le premier succès en championnat de la nouvelle année.

 

L’analyse du coach Sébastien Joseph :

  • Sebastien, c’est difficile pour les filles…

Sébastien Joseph : « Oui, dur car les filles ont fait beaucoup d’efforts et ont produit une belle seconde mi-temps, peut être la meilleure depuis le début de saison, et nous ne sommes pas récompensés. Mais c’est le football, c’est le haut niveau et les erreurs se paient cash. Notre manque de réalisme nous a coûté cher hier. »

  • Quels mots as-tu utilisé pour remobiliser le vestiaire après le match ?

SJ : « L’idée était plus de s’appuyer sur le positif, car nous avons bien joué au football. Guingamp n’a jamais autant été en difficulté contre nous, et malgré notre première période, nous ne prenons pas de but sur ce temps faible. Après, il faut accepter cette frustration et la transformer en source de motivation pour la Coupe ce week-end et la suivante contre Bordeaux. »

  • Ce résultat ne change pas la feuille de route, quels seront les ingrédients à mélanger pour la réception de Bordeaux ?

SJ : « Il nous faudra s’appuyer sur notre collectif qui se trouve de mieux en mieux, des valeurs retrouvées, une solidarité défensive grandissante et bien sûr, marquer. Nous avons les opportunités, maintenant il faut les mettre au fond. je serai beaucoup plus inquiet si nous ne nous créions pas d’occasions ».

  • Mais avant, place à la Coupe de France, dimanche à Metz.

SJ : « L’occasion de se mettre du baume au coeur, si nous prenons ce match sérieusement et par le bon bout. Nous avons à cœur de poursuivre l’aventure et d’écrire à nouveau notre histoire dans cette compétition. »

 

Le rendez-vous est donc pris, pour nos Rafettes, ce dimanche à Metz pour le compte des huitièmes de finale de la Coupe de France féminine, avant la réception capitale de Bordeaux le dimanche 26 février.